X comme … (soldat) inconnu

Au moment de l’Armistice bon nombre de familles françaises espèrent encore revoir leur fils, leur mari, leur père revenir des combats. Hélas bien souvent ce n’est pas le cas et souvent on pleure un soldat sans avoir de tombe où se recueillir.

Un nom …

Ce fut le cas de Marie Perrine et de Michel PAUL : Jean Louis leur fils aîné, porté disparu en septembre 1914 lors des combats d’Autrêches et Berry ne fut déclaré mort qu’en 1920. A ce jour Jean Louis n’a pas de sépulture déclarée.

En novembre 1920, la France décide donc de rendre hommage aux 1 430 000 soldats français tombés pour la France en inhumant sous l’arc de triomphe le corps d’un soldat inconnu.

Inhumation du soldat inconnu, 1921
Source : site Vergue

Choisit parmi 8 corps de soldats non identifiés et exhumés dans les 8 régions où avaient eu lieu les combats les plus meurtriers ( Flandres, Artois, Somme, Chemin des Dames, Ile de France, Verdun? Champagne et Lorraine) le cercueil désigné par le soldat THIN fut ensevelit au coeur de Paris après avoir reçu l’hommage de la Nation toute entière.

Ce soldat inconnu pourrait être Jean Louis mais aussi votre grand père, de votre arrière grand père ou un simple nom sur le monument aux morts de votre commune.

… et un visage

Et parce que derrière les nombres à 7 chiffres (ou plus) il y a surtout des visages et des familles, l’Historial de la Grande Guerre de Péronne a rassemblé « 30 000 portraits authentiques d’hommes et de femmes » ayant vécu la guerre et « venant de tous les pays ayant participé au conflit » et à partir d’un algorythme a constitué le visage du soldat inconnu.

Source : Historial de la Grande Guerre de Péronne

… pas si inconnu que ça !

Finalement on se rend compte que ce soldat enterré sous l’arc de triomphe n’est pas si inconnu que ça : il a le prénom de mon arrière grand oncle, le nom de mon grand père, le visage du frère de votre grand mère. Il est tous ces hommes qui se sont battus et sont morts pour la France loin de leurs terres natales et de leurs familles, dans la boue des tranchées ou la neige de l’hiver. Il est tous ces hommes qui sont revenus et qui n’ont plus jamais été les mêmes. Il est tous NOS poilus qui espéraient bien avoir fait « la Der des Ders ».

Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt
Sur les ruines d’un champ de bataille
Aurais-je été meilleur ou pire que ces gens
Si j’avais été allemand ?
Bercé d’humiliation, de haine et d’ignorance
Nourri de rêves de revanche
Aurais-je été de ces improbables consciences
Larmes au milieu d’un torrent …
Et qu’on nous épargne à toi et moi si possible très longtemps
D’avoir à choisir un campNé en 17 à Leidenstadt – Chanson de Jean Jacques GOLDMAN

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