Le manoir du Ménec au Folgoët (29)

le folgoet carte

Nous sommes à 3 km du bourg du Folgoët dans le Finistère. Au bout d’une petite route de campagne, il apparaît noyé dans la verdure  : le manoir du Ménec.

DSC_0206-001.JPG

Aujourd’hui inhabité, le manoir a une longue histoire. C’est aussi un lieu très lié à mon histoire familiale car plusieurs générations de mes aieux maternels y ont vécus.

De la révolution au XIX ème siècle

Lorsqu’éclate la révolution de 1789, le propriétaire du Ménec est le noble François Pierre Marie LE VEYER de la Porte Neuve. Sa sœur Renée Rosalie, spoliée lors du partage de l’héritage des parents, s’est retirée chez les Ursulines. LE VEYER émigre à Coblence, ses biens du Ménec seront vendus en 1795 à Ursin LE GALL, agent national du district de LESNEVEN chargé de vendre les biens du clergé et de la noblesse. Totalement envoûtée par cet homme Rosalie LE VEYER vint incendier à Noël 1790 le manoir familial du Ménec. Déjà marié civilement à Rosalie, Ursin Le Gall se marie religieusement en l’église de Lesneven le 13 novembre 1806. Les époux Le Gall n’habitèrent pas au Ménec, dans le manoir incendié, mais à Lesneven où ils moururent sans héritiers en 1821.

Tous leurs biens furent vendus à un autre Lesnevien, médecin et maire (Mr LAUGIER DUPESSEAU) dont la famille habitera Le Ménec après avoir construit l’habitation actuelle sur la terrasse de l’ancien manoir.

Manoir du ménec

 A la mort du médecin, en 1863, la famille quittera la région après la vente de chacune de leurs fermes et la démolition de la chapelle Saint Yves pour y construire une maison . Les pierres de la chapelle, du calvaire, et du manoir ont été vendues pour des constructions à Lesneven et sa région. Seules ,trois statues sans valeur sans doute à cette époque, ont pu être récupérées. Ces ventes séparées marquaient la fin du domaine ou de la seigneurie du Ménec.

Le manoir, la ferme et le moulin furent achetés par un nommé LE CLAISOT en 1863. Plusieurs familles occupèrent les dépendances en tant que locataires avant la vente en différents lots au début du XXème siècle.

Les Dieuleveult

Acheté par Paul de DIEULEVEULT et Suzanne de TINTENIAC en 1905, le manoir du Ménec verra naître 8 des 10 enfants du couple. Berceau des enfants DIEULEVEULT, lieu de vacances des petits enfants DIEULEVEULT, BEAUDOUIN et REBILLARD; le Ménec est aujourd’hui encore la propriété de la famille.

La famille PAUL : 4 générations au manoir

Mon grand père Jean Louis PAUL a grandi au moulin du Ménec situé en contrebas du manoir au bord du lac du même nom. Aujourd’hui il ne reste rien du moulin qui, laissé à l’abandon, a été envahit par la végétation. En voyant cette photo prise après guerre on a du mal à imaginer qu’une famille de 12 personnes vivait dans un espace si petit.

moulin du menec 1950

Cependant comme la plupart de ses frères et soeurs mon grand père n’est pas né au moulin mais au manoir et plus exactement dans les dépendances entourant la maison.

folgoet - manoir du menec cour intérieur

Ses parents Jean Marie PAUL et Anasthasie LE GUEN (SOSA 12 et 13) s’y étaient installés après leur mariage en 1925. Ils étaient locataires des terres et du moulin.

collage
Jean Marie PAUL et Anasthasie LE GUEN en 1925 – Marie Perrine EDERN et Michel PAUL en 1940

Avant eux Michel PAUL et Marie Perrine EDERN (SOSA 24 et 25) alors jeunes mariés y avait également vécu avec Jean François et Marie PERSON (SOSA 50 et 21) comme l’atteste le dénombrement de population de 1886

denombrement 1886 Manoir Ménec.png
Source : extrait dénombrement FOLGOET 1886 AD 29 – A noter une erreur sur le nom de l’épouse, il s’agit de Marie PERSON et non de Marie PAUL 

Publier cet article aujourd’hui est un peu symbolique. Il y a 6 ans aujourd’hui nous étions tous serrés dans les allées du cimetière de Gouesnou pour accompagner Papou dans sa dernière demeure. Jean Louis PAUL de son nom de baptême était mon grand père paternel. Il adorait le Ménec et appréciait d’y retourner chaque année au moment du pardon du Folgoët : la visite et les anecdotes faisaient partie du pélerinage !! 

J’espère que ces quelques lignes vous auront un peu transportées dans ce joli coin du Léon bien connu des randonneurs du secteur.

sources : livre « Sang normand, coeur breton« ; site les amis du Folgoët

 

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